Correspondance - Gustave Flaubert - 1924, 1928

Edition du Centenaire

€90.00

Correspondance – Œuvres complètes illustrées
par Gustave Flaubert


Édition du Centenaire publiée à Paris par Librairie de France et Librairie Rombaldi entre 1924 et 1928.
Texte établi, révisé et classé par René Descharmes, avec des portraits gravés sur bois par Achille Ouvré.


Description bibliographique

Édition en trois volumes grand in-8° carré :

  • Tome I (1829–1854) : XXVII, 509 pages

  • Tome II (1855–1870) : 507 pages

  • Tome III (1871–1880) : 715 pages

L’ensemble est enrichi de nombreuses illustrations et de fac-similés de manuscrits, offrant un aperçu précieux du travail et de l’écriture de Flaubert.


Intérêt historique et littéraire

Cette édition du Centenaire constitue l’une des premières grandes entreprises de publication de la correspondance flaubertienne au XXe siècle. Elle témoigne de la volonté de faire entrer ces lettres dans le patrimoine littéraire, en révélant :

  • la genèse des grandes œuvres,

  • les réflexions esthétiques de l’auteur,

  • et son réseau intellectuel au cœur du XIXe siècle.


État

Ensemble complet en trois volumes, conservé en broché d’origine.
Bon état général pour ce type d’édition ; certains cahiers peuvent être non coupés ou non ébarbés, caractéristique appréciée des bibliophiles.


Appréciation

Une édition recherchée, à la fois pour son intérêt documentaire et pour la qualité de sa présentation illustrée, idéale pour amateurs de littérature, collectionneurs et passionnés de littérature française du XIXe siècle.

Pour aller plus loin, voici un texte généré par IA pour l'analyse des Correspondance de Gustave Flaubert : c'est bluffant et terriblement efficace !

1. Importance littéraire et critique de la correspondance

La correspondance de Flaubert (environ 4000 lettres) constitue un document majeur :

  • Elle fonctionne comme un « journal de la création », révélant la genèse des œuvres (notamment Madame Bovary ou L’Éducation sentimentale).

  • Elle éclaire :

    • sa théorie de l’impersonnalité,

    • son idéal stylistique (le « mot juste »),

    • ses crises de travail, ses doutes, ses méthodes.

  • Elle fournit aussi un témoignage historique sur :

    • la vie littéraire du XIXe siècle,

    • ses relations avec George Sand, Guy de Maupassant, Maxime Du Camp.

👉 Pour la critique, elle est indispensable car elle permet :

  • une lecture génétique des œuvres,

  • une interprétation biographique et esthétique,

  • l’accès aux intentions de l’auteur (avec prudence méthodologique).


2. Problèmes historiques : destruction et publication

2.1. Une correspondance partiellement détruite

Flaubert lui-même :

  • souhaitait préserver son image d’écrivain « impersonnel »,

  • a organisé la destruction d’une partie de ses lettres avec ses correspondants.

➡️ Conséquence :
La correspondance est lacunaire et reconstruite a posteriori.


2.2. Première publication (fin XIXe siècle)

Après sa mort (1880) :

  • Sa nièce Caroline Commanville lance la publication.

  • Les correspondants sont souvent réticents (car lettres intimes).

Première grande publication :

  • 1884 : Lettres à George Sand, préface de Maupassant.

👉 Enjeu :

  • tension entre intimité privée et patrimonialisation littéraire.


3. Histoire des éditions (bibliographie commentée)

3.1. Éditions fondatrices (1880–1930)

  • 1884 : Lettres à George Sand

  • 1923–1925 : première édition scientifique (Descharmes, Dumesnil)
    → environ 1632 lettres

  • 1926–1933 : édition Conard (Œuvres complètes)
    → environ 1992 lettres, puis plus de 3000 avec suppléments

👉 Limites :

  • textes parfois tronqués,

  • problèmes d’authenticité,

  • dépendance aux sources disponibles.


3.2. Enrichissements (1950–1970)

  • Suppléments (1954) : +1300 lettres

  • Éditions partielles (lettres à éditeurs, amis, etc.)

👉 On dépasse les 3000 lettres connues.


3.3. Éditions modernes de référence

● Édition du Club de l’Honnête Homme (1970s)

  • environ 3762 lettres

● Édition de la Pléiade (dir. Jean Bruneau)

  • depuis 1973

  • édition critique majeure

  • plus de 4000 lettres prévues

  • appareil critique très développé (notes, variantes, datations)

👉 C’est aujourd’hui l’édition scientifique de référence.


4. Axes majeurs de lecture littéraire

4.1. Poétique de l’écriture

Dans ses lettres, Flaubert développe :

  • une esthétique du style absolu,

  • une conception quasi ascétique de l’écrivain,

  • la haine du cliché et du bourgeois.

👉 La correspondance devient un laboratoire théorique.


4.2. Genèse des œuvres

Les lettres permettent de suivre :

  • la rédaction de Madame Bovary,

  • les hésitations sur L’Éducation sentimentale,

  • le chantier de Bouvard et Pécuchet.

➡️ Importance en critique génétique.


4.3. Image de l’écrivain

On y découvre :

  • un Flaubert intime (amitiés, amours, colères),

  • mais aussi une construction de soi comme écrivain.

👉 Paradoxe :

  • il refuse la biographie,

  • mais laisse une correspondance massive.


4.4. Réseau littéraire du XIXe siècle

Les lettres révèlent :

  • sociabilité littéraire,

  • débats esthétiques (réalisme, art pour l’art),

  • transmission (ex : relation avec Maupassant).


5. Enjeux critiques et méthodologiques

La correspondance pose plusieurs problèmes :

● Fiabilité

  • lettres parfois censurées ou modifiées,

  • destruction partielle,

  • éditions incomplètes.

● Statut

  • texte privé vs texte publié,

  • intention différente de l’œuvre littéraire.

● Interprétation

  • ne pas réduire l’œuvre à la biographie,

  • mais utiliser la correspondance comme outil critique complémentaire.


6. Repères bibliographiques essentiels

Éditions

  • Flaubert, Correspondance, éd. Jean Bruneau, Bibliothèque de la Pléiade

  • Flaubert, Correspondance, Club de l’Honnête Homme

  • Édition Conard (historique)

Études critiques

  • Yvan Leclerc, travaux sur l’édition de la correspondance

  • Recherches du Centre Flaubert (Université de Rouen)


Conclusion

La correspondance de Flaubert est :

  • un document historique majeur du XIXe siècle,

  • une clé d’interprétation de son œuvre,

  • un objet éditorial complexe,

  • et un genre littéraire à part entière.

Elle transforme Flaubert en :
👉 théoricien de sa propre écriture, autant qu’en romancier.

Que dire de plus ? L'IA ne peut plus être ignoré.